96 heures plus tard au Burkina

Note: for a different account of the same first 48 hours (in English), take a look at Mark Abbott’s blog, linked at right.

Les premières 48:

Au terme d’une semaine d’entraînement intensif à Toronto, durant laquelle moi et cinq autres ‘volontaires courts-termes professionnels’ (‘Professional Fellows’ ou ‘PFs’ pour ceux qui, comme ISF, aiment vraiment les acronymes) suivîmes une courbe d’apprentissage des plus abruptes et fûmes sans cesse mis à l’épreuve mentalement et physiquement, le temps du départ arriva enfin. Je pourrais parler longuement de la période de développement personnel que fut pour moi l’entraînement, ainsi que des liens importants que j’ai formé avec mon équipe d’envoie – et n’ayez crainte, je le ferai – mais, à présent, j’aimerais partager avec vous quelque chose de plus léger : le périple de 96 heures qui m’a mené de Toronto à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.

Tout d’abord, soyez rassurés : on ne m’a pas volé mon sac, ni mon portefeuille, ni mon passeport. Je n’ai pas non plus attrapé la malaria, été arrêté à la frontière, ou mis en prison. Par contre, on a tout de même eu chaud quand la police arrêta notre groupe de PFs non pas en Afrique, mais bien à Toronto, en sortant de la ‘Maison ISF’ où nous avions passé la semaine. Vous saurez que, quand il fait noir, qu’on est pressé pour prendre l’avion et qu’en plus ça fait plus d’une semaine qu’on se promène strictement à pied, des fois on va dans le sens inverse d’une route à sens unique! Ça n’aide pas non plus quand les policiers découvrent trois comiques à l’arrière d’une van à l’apparence suspecte et n’ayant ni sièges arrières ni ceintures. Les Burkinabés disent souvent Insha’Allah (si Dieu le veut); s’ils disent vrai, il faut croire que Dieu tenait à notre réussite parce qu’on nous a laissés partir avec rien de plus qu’un avertissement. C’est peut être le sang glacial de Mark S (PF au Ghana et conducteur de la van) et les commentaires stratégiques de son frère (« They are headed to Africa to do missionary work ») qui nous ont sauvés. Quoi qu’il en soit, Jason, Mark S, Pam et moi avions toute une histoire à conter à Mark A* pour lui expliquer notre retard lorsque nous le ramassions quelques minutes plus tard. Ainsi se déroula la première de ces 96 heures.

Le Burkina n’est pas si loin, alors pourquoi 96 heures? Tout commence avec le vol et l’escale, ou plutôt les vols et les escales, totalisant à eux seuls deux jours complets!

Un café Hookah à Istanbul

Une photo du café Hookah qui laisse un peu plus à l'imagination...

Un premier voyage nous transporta d’abord à Istanbul, en Turquie, un deuxième jusqu’au Caire, en Égypte, et un dernier jusqu’à Accra, au Ghana. Heureusement, nous en avons profité! Huit heures à Istanbul nous ont permis de visité ‘La Mosquée Bleue’ et d’avoir un petit aperçu de la culture turque en allant gouter le thé (délicieux!) et le café (riche!) tout en se partagent le Narguilé (photos trop incriminantes pour les montrer!).

Un bref vol au dessus de la Méditerranée plus tard, au lieu d’une escale interminable de 17 heures, nous avons eu droit à un 17 heures de surprises et d’occasion immanquables. Pour commencer, des négociations tendus pour obtenir un taxi auquel on pouvait faire confiance (à 2h du matin) eurent un résultat inattendu : notre embarquement sur un autobus normalement réservé à des professeurs volontaires venant donner des cours de sciences au Caire – quelle chance ! Nous avons donc bénéficier non seulement de leur gentillesse, mais aussi de quelques paroles de sagesse sur l’eau et la sécurité au Caire. Après un bref repos (question de survivre le voyage) dans une auberge d’apparence suspecte mais de service impeccable, c’était un nouveau départ, cette fois avec notre guide pour la journée (le quelque peu profiteur mais certainement agréable Moïse) pour voir les pyramides de Giza.

Les pyramides de Giza et le Sphinx

Une rare vue sans touristes

Leçons apprises : au Caire, il faut faire attention à son argent, en Égypte il fait chaud et probablement partout, un chameau c’est grand !

Mon chameau...

Il veut rien savoir

Laissez-moi vous dire que quand ton chameau perd son guide, que tu n’as pas en main la corde pour diriger ton chameau et que finalement ton chameau s’énerve, alors là tu commences vraiment à te demander comment tu vas faire pour survivre à la course incontrôlée de ton chameau.

En tout cas, me voilà toujours en vie, donc, comme on dit au Burkina, ça peut aller!

Prenez soin de vous, les 48 heures suivantes sont à venir bientôt.

Dana

* Le 6e PF, Don, partait vers le sud de l’Afrique (le Malawi) alors que nous partions pour l’ouest. Il avait donc un vol différent et n’eu pas la chance de se faire presque-arrêté.

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About dbgiacobbi

I am a volunteer with Engineers Without Borders Canada, spending 10 months in Burkina Faso. I work with an agricultural college (Centre Agricole Polyvalent de Matourkou) and a rural development engineering school (l'Institut du Développement Rural). My idea of development is helping people in Burkina Faso Achieve their potential follow their own vision for themselves, for their school and for their country.
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One Response to 96 heures plus tard au Burkina

  1. Andrea Malone says:

    You certainly have not stopped much since leaving…between the travelling, the waiting, the visiting and writing.

    You do sound very excited (even in excellent francais).

    I hope all of your expectations come to pass and in the meantime, try to enjoy yourself a little even though I’ve been told that your time is pretty complete going from one thing to another. Good luck!!
    Bye for now,take care,
    Love A. Anna & U. Ronnie xx

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